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BNDA

D 26 octobre 2015     H 09:59     A     C 0 messages


Peu de temps après les indépendances, les autorités ivoiriennes se sont rendu compte des difficultés de financement auxquels devaient faire face les petits exploitants. Contrairement aux grandes exploitations, qui pouvaient obtenir facilement des crédits auprès des banques commerciales, il était impossible à ces exploitants d’y accéder, en raison des conditions auxquelles devaient satisfaire les emprunteurs. Face à ce constat les autorités ont décidé de créer une structure spécialisée qui comblerait. C’est ainsi que nait en 1968 la BNDA.

En dépit de sa forte contribution à l’élévation du niveau de vie des populations rurales et de son rôle primordial dans la modernisation de l’agriculture ivoirienne, la BNDA a dû être dissoute en 1991, en raison de graves dysfonctionnements.

Fonctionnement

Vu qu’il était quasi impossible d’obtenir des garanties classiques auprès de producteurs, les emprunteurs se voyaient uniquement réclamer une garantie morale. Les taux d’intérêts appliqués étaient très bas. Afin d’éviter que l’argent prêté ne soit détourné à d’autres fins, les prêts se faisaient la plupart du temps en nature. Deux types de prêts étaient effectués par la BNDA, à savoir les prêts de soudure et les prêts aux particuliers. Les premiers, plus souples, pouvaient être octroyés en espèces, tandis que les seconds étaient plus rigides. Ces prêts étaient octroyés en début de campagne et l’emprunteur était tenu de les rembourser après la récolte.

Résultats obtenus

Les prêts octroyés par la BNDA ont permis un relèvement notable du niveau de vie des populations des zones rurales. Elles ont également permis la modernisation et l’extension des vergers. Dans des secteurs tels que la culture cotonnière le taux de recouvrement était de l’ordre de 100%, en raison de la très grande organisation qui y régnait. En début de campagne, la CIDT fournissait des intrants et des graines à crédit aux producteurs. Elle collectait le coton à la fin de la campagne et prélevait le montant prêté directement à la source. Les prêts de soudure avaient également un taux de remboursement acceptable. Le problème se trouvait au niveau des prêts aux particuliers, dont le taux de remboursement était extrêmement faible.

Faillite

Les raisons de la faillite de la BNDA sont diverses. En premier lieu, on peut noter la faiblesse des taux d’intérêts pratiqués. Ces taux étaient si bas, qu’ils ne suffisaient pas à couvrir les services rendus par la BNDA. En second lieu, viennent les prêts non remboursés. En dehors des petits producteurs, qui ne pouvaient rembourser les prêts acquis auprès de la BNDA pour insolvabilité, la majeure partie des prêts avaient été accordé à des personnalités politiques et administratives pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec l’agriculture. Ces individus avaient emprunté des sommes colossales qu’ils n’étaient plus en mesure de rembourser. L’état ivoirien devait chaque année, injecter dans les caisses de la BNDA des sommes de plus en plus grandes pour la maintenir à flots. C’est ainsi qu’intervient en 1991 la dissolution de la BNDA.

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