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Culture de l’ananas en Côte d’Ivoire

Ananas de Côte d’Ivoire

D 29 octobre 2015     H 08:15     A     C 0 messages


L’ananas est la deuxième production fruitière de la Côte d’Ivoire après la banane dessert. Il contribue à hauteur de 0,6% au produit intérieur brut, faisant du pays le second plus gros exportateur vers l’Union Européenne. La production estimée à 170 000 tonnes par an est effectuée par un ensemble hétéroclite d’acteurs allant des petits exploitants traditionnels aux gros producteurs industriels.

La professionnalisation de la culture de l’ananas débute en Côte d’Ivoire dans les années 30. Elle reste cependant très insignifiante sur l’échiquier mondial jusqu’en 1970, date à laquelle le gouvernement décide de booster la production à travers des aides étatiques et un encadrement technique plus adapté. Ces efforts s’avèrent payants puisqu’en 1986, le pays devient le premier exportateur vers l’Union Européenne avec 95% de parts de marché. Aujourd’hui le pays réalise environ 39% des importations de l’UE derrière le Costa Rica.

Caractéristiques de la production ivoirienne d’ananas

L’ananas occupe en Côte d’ivoire une superficie évaluée à 15.000 ha. L’essentiel de la production est le fait de petits producteurs, qui réalisent 80% des tonnages. Au nombre de 2500, ces petits producteurs sont réunis au sein de coopératives, qui se chargent de la collecte et du conditionnement des fruits devant être exportés.

Leurs exploitations d’une superficie moyenne de 5 ha, sont à l’opposé des exploitations industrielles dont la superficie moyenne est, elle, estimée à 500 ha. Ces dernières appartiennent généralement à des multinationales comme la SCB, une filiale du groupe DOLE.

Le rendement moyen de ces différents types d’exploitation varie en général entre 30 et 40 tonnes. Le sud-est constitue la principale zone de production ; avec les exploitants d’Aboisso, de Grand-Bassam, d’Adiaké et de Bonoua réalisant à eux seuls 80% de la production nationale.

Variétés cultivées

L’ananas, de son nom scientifique Ananas comosus, est une plante pérenne qui appartient à la famille botanique des Broméliacées. Le genre ananas regroupe environ 5 variétés comestibles. La production est constituée pour l’essentiel de fruits appartenant à la variété Cayenne lisse. De nouvelles variétés, à l’instar des variétés Ivoria, Fils de Chavet et Queen Victoria ont été introduites, mais leur adoption par les producteurs est encore très marginale.

Conduite de la culture de l’ananas en Côte d’Ivoire

La production d’ananas est très moderne. Les petits producteurs utilisent des produits agropharmaceutiques et des engrais, qui leur sont fournis à crédit par leurs coopératives. Ces coopératives leur louent également des tracteurs. La multiplication est effectuée par le semis de rejets provenant de cultures précédents ou de pépinières. La mise en terre peut être effectuée toute l’année, pourvu qu’une humidité suffisante autorise un travail en profondeur du sol. Les densités de plantation, extrêmement variables, sont comprises entre 61500 et 7000 pieds à l’hectare.

Un apport de fertilisants et des sarclages réguliers permettent une croissance vigoureuse des jeunes plants. Huit mois après le planting, on réalise l’induction florale. Cette opération, qui se réalise par une application de carbure de calcium au niveau de la couronne centrale, a pour but d’homogénéiser la floraison. Juste avant la récolte, qui intervient 130 à 145 jours après l’induction florale, on traite les fruits avec un produit destinés à homogénéiser leur coloration (éthépon). Le cycle de culture varie entre 12 et 15 mois et dépend des conditions de cultures.

Commercialisation

Quatre-vingt pour cent de la production ivoirienne est destinée à l’exportation, notamment vers l’UE. Une infime partie, environ 210.000 tonnes est localement transformée en jus de fruits et en conserves. Soixante-quinze pour cent de la fraction transformée est également exportée. Le marché local, très marginal est très souvent alimenté par les fruits inaptes à l’exportation.

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