Vous êtes ici : Accueil » Agriculture » Productions » Cultures » Cola de Côte d’Ivoire

Production de cola en Côte d’ivoire

Cola de Côte d’Ivoire

D 2 novembre 2015     H 15:35     A     C 0 messages


agrandir

Le kolatier est un arbre de 10 à 15 mètres de hauteur, qui pousse dans les forêts du sud et de l’Ouest de la Côte d’Ivoire. On distingue environ 6 espèces de kolatiers, originaires de l’Afrique occidentale et centrale. Cependant, seules les espèces Cola acuminata et Cola nitida, sont cultivées par l’homme. L’essentiel de la production ivoirienne est tirée de cette dernière.

La cola est de loin la plus ancienne culture de rente des forêts ouest-africaines. Elle est, depuis des siècles, achetée par les colporteurs et acheminée vers les pays de la zone sahélienne, qui en sont les centres de consommation. Cette situation n’a connu aucune évolution, faisant de la cola, l’unique culture de rente dont le contrôle échappe totalement à l’État de Côte d’Ivoire.

Caractéristique de la production

La cola tient plus de la cueillette que de l’agriculture. Les Kolatiers sont, la plupart du temps, plantés dans les parcelles de caféiers et de cacaoyers auxquels ils servent d’ombrière. La cola ne peut être cultivée dans les zones où la saison sèche excède 3 mois. La production annuelle, très variable, dépasse les 100 000 tonnes pour un chiffres d’affaires de plus de 100 milliards de francs CFA. Environ 35.000 tonnes sont, chaque année, exportées vers les pays sahéliens ; faisant de la Côte d’Ivoire le premier exportateur au monde.

Commercialisation de la cola

La commercialisation de la cola est totalement informelle. De petits négociants parcourent les campagnes pour collecter et acheter la production. Le fruit de leur collecte est ensuite revendu aux grossistes qui disposent de magasins de stockage dans les centres urbains jouxtant les zones de productions. Ce sont ces derniers qui conditionnent les noix de cola dans des ballots constitués de feuilles fraîches, qui seront par la suite chargés dans des poids lourds et expédiés vers les zones de consommation.

Une infime partie de cette production est acheminée vers les pays européens où la cola entre dans la composition de certaines boissons toniques. Les prix d’achat varient en fonction de la disponibilité de la cola. Les périodes de faible production sont associées avec des prix d’achats élevés, tandis qu’en période d’abondance on assiste à une chute du prix d’achat.

Débouchés et perspectives

La cola faisait partie de la formule de la Coca Cola, jusqu’à une époque très récente. La caféine que contient cette boisson provient maintenant d’autres sources. Les exportations vers les pays occidentaux ne cessent de s’amoindrir et les utilisations industrielles sont quasi inexistantes. La cola est utilisé dans de nombreux rituels et cérémonies au niveau des pays du sahel. Elle est également consommée en raison de ses propriétés excitantes.

Cependant cette utilisation est en recul dans les centres urbains en raison de sa fâcheuse tendance à teindre les dents en rouge. Il est également possible de transformer la cola en teinture, mais cette utilisation est très marginale. La noix de cola peut être potentiellement utilisée en pharmacie pour la production d’antidépresseurs. Les prix d’achat très instables n’encouragent pas à la création d’exploitations en culture pure. De plus en plus on assiste à une réduction du nombre de kolatier dans la le Sud. Le kolatier produit, en effet, un charbon de qualité supérieure, qui est très apprécié dans les centres urbains.

Dans la même rubrique

1er décembre 2015 – Culture du palmier à huile en Côte d’Ivoire

1er décembre 2015 – Production cotonnière ivoirienne

1er décembre 2015 – Cultures de rente de Côte d’Ivoire

2 novembre 2015 – Avocat de Côte d’Ivoire

2 novembre 2015 – Papaye en Côte d’Ivoire

Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Rechercher