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Les produits vivriers de Côte d’Ivoire

Cultures vivrières ivoiriennes

D 29 octobre 2015     H 09:18     A     C 0 messages


A son indépendance, la Côte d’Ivoire avait fait de l’autosuffisance alimentaire une priorité à travers un soutien massif au développement des cultures vivrières. En dépit de ses nombreux efforts, le pays doit chaque année, importer près de 300 milliards de FCFA de denrées alimentaires.

En dépit des nombreux efforts du gouvernement, l’autosuffisance alimentaire est loin d’être atteinte. La Côte d’Ivoire est obligée annuellement d’importer des denrées alimentaires à hauteur de 300 milliards de FCFA, notamment du riz, des fruits, ainsi que des légumes. Le pays importe près d’un million de tonnes de riz par an, de même que 34% de ses besoins en fruits et légumes.

Cependant tout n’est pas si sombre sur le tableau de l’autosuffisance alimentaire. Les productions d’ignames et de manioc comblent bien les besoins locaux. La production de plantain est suffisante durant 8 mois de l’année sauf durant la saison sèche qui court d’avril en juillet. Le gouvernement n’a pas baissé les bras et continue de rechercher une solution durable à la production vivrière, comme en témoigne la mise en place de l’Office National de Développement de la Riziculture (ONDR).

Histoire des cultures vivrières

L’introduction de la plupart des cultures vivrières consommées en Côte d’Ivoire est antérieure à la période coloniale. Dès l’accession à l’indépendance, est créée la Compagnie ivoirienne pour le développement des cultures vivrières (CIDV). Entre autres objectifs, cette structure avait comme objectifs de développer une économie de devises en accroissant la production vivrière, afin de réduire les importations. Le président Félix Houphouët Boigny visait l’autosuffisance alimentaire et même l’exportation. L’un des exemples les plus parlants est le riz avec la création de la SODERIZ.

Caractéristiques de la production vivrière

De nombreux agriculteurs ivoiriens ont abandonné la production vivrière au profit des cultures de rente. Les cultures vivrières sont certes plus mieux valorisées que les cultures de rente, mais les producteurs supportent mal la volatilité des prix au niveau de cette filière. A cela, il faut ajouter les difficultés d’ordre techniques que pose la production vivrières.

Certaines cultures comme les maraîchers requièrent des connaissances agronomiques que sont loin de posséder la plupart des producteurs. Elles nécessitent également un apport conséquent d’intrants (semences améliorées, engrais, pesticides), qui requiert d’importants moyens financiers.

En dehors des maraîchers et du riz, la production vivrière est plutôt traditionnelle, avec une prédominance de la culture itinérante sur brûlis. La filière, dominée par les femmes tant au niveau de la production que de la commercialisation, occupe 85% de la population active agricole.

Difficultés et perspectives

Le secteur souffre de nombreux, dont des problèmes de commercialisation, de production et de conservation. Tout au long de la campagne agricole, on assiste à une très grande fluctuation des prix. Les périodes de forte production sont associés à une chute brutale des prix et à de forte pertes post-récoltes, tandis que les périodes de faible production voient une forte embellie des prix, qui peuvent passer du simple au quadruple.

Sur les 8.000.000 de tonnes de denrées alimentaires produites annuellement, environ 3.000.000 de tonnes sont perdues. Au nombre des défis techniques et technologiques on compte la maîtrise de l’eau et les techniques de conservation. Pourtant ce secteur a plein d’atouts. Les centres urbains consomment des quantités importantes de vivriers et les pays limitrophes sont friands de certaines productions telles que la banane plantain et l’attiéké dérivé du manioc.

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