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Production ivoirienne d’igname : variétés, caractéristiques, perspectives

Igname en Côte d’ivoire

D 28 octobre 2015     H 19:38     A     C 0 messages


On regroupe sous le terme générique « igname », une diversité d’espèces végétales lianescentes, qui appartiennent à la famille des dioscoréacées. Au nombre des principales espèces cultivées, on retrouve Dioscorea alata, Dioscorea cayenensis, D. opposita, D. bulbifera et D. esculenta. Ces plantes ont la particularité de produire un tubercule comestible riche en amidon. Plantes résistantes au gel, les ignames poussent préférentiellement dans les régions tropicales et subtropicales. Le cycle cultural varie entre 6 et 10 mois et la plante entre en dormance durant 2 ou 4 mois dans l’année. Les ignames sont plus riches en protéines que le manioc et la pomme de terre. Elles contiennent également des proportions non négligeables de potassium, de vitamine B6 et de vitamine C.

Aliment de base des populations du centre et de l’est de la Côte d’Ivoire, l’igname constitue la première culture vivrière en termes de production. La Côte d’Ivoire en est d’ailleurs le 3ème producteur mondial après le Nigeria et le Ghana.

Variétés d’ignames cultivées

Les variétés cultivées en Côte d’Ivoire appartiennent à deux espèces, à savoir Dioscorea alata et Dioscorea cayenensis. Les variétés de Dioscorea alata sont reconnaissables à leur tige quadrangulaire et à leurs tubercules gorgés d’eau. Les variétés de l’espèce Dioscorea cayenensis sont, quant à elles, pourvues d’une tige à section circulaire et de tubercules plus fermes. Les variétés cultivées se classent en variétés précoces (Kponan, Assawa et Lokpa) et variétés tardives (Krenglè, Bètè bètè et Florido). Les premières peuvent se récolter deux fois l’an, tandis que les secondes ne peuvent se récolter qu’une fois par an, en raison de leur long cycle cultural.

Caractéristiques

L’igname est aujourd’hui intensément cultivée dans toutes les zones écologiques de la Côte d’Ivoire, en dehors du sud-ouest et de l’ouest. Cette culture vivrière est la plus consommée, car la consommation per capita excède les 100 kg/an. La culture de l’igname est traditionnelle et est le fait de petits producteurs. Avec une production annuelle estimée à plus de 3 millions de tonnes par an l’igname vient en tête des productions vivrière ivoiriennes. En général l’igname fait par partie d’une association culturale ou se côtoient, maïs, manioc, taro et divers légumes. Ce système de culture revêt divers avantages aux nombre desquels on compte une utilisation optimale de l’espace, la prévention de la dégradation des sols à travers la lutte contre l’érosion, ainsi que la réduction de la pression parasitaire.

Difficultés et perspectives

La conservation demeure le talon d’Achille de la production d’igname en Côte d’Ivoire. On estime à 20% les pertes dues au système traditionnel de conservation et à 30% celles dues au circuit de distribution. Une réduction de cette perte permettrait une stabilisation des prix et une disponibilité de cette denrée tout au long de l’année. Une mécanisation de la culture serait également la bienvenue, car les recherches indiquent qu’un billonnage au tracteur peut accroître la productivité d’un facteur de 25 à 50%. Les semis tardifs occasionnant de fortes chutes de rendement, il serait souhaitable d’améliorer la maîtrise du calendrier cultural à travers une meilleure prévision des saisons.

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