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La culture du soja en Côte d’Ivoire

Soja en Côte d’Ivoire

D 28 octobre 2015     H 19:51     A     C 0 messages


Originaire d’Asie orientale, le soja est une légumineuse faisant partie de la famille botanique des fabacées. Plante rampante ou grimpante, le soja à l’instar de nombreuses légumineuses est capable de fixer l’azote atmosphérique grâce aux bactéries symbiotiques présentes dans les nodosités de ses racines. De ce fait le soja contribue à la fertilisation des sols sur lesquels il est cultivé. Sur le plan nutritionnel, le soja est un prodige. Ses graines constituent la source la plus complète de protéines après les protéines animales. Les graines de soja constituent également une source très importante de matières grasses. D’ailleurs, la majeure partie de la production mondiale, est destinée à la production d’huile alimentaire.

Introduite en 1974, le soja est en passe de devenir l’une des denrées les plus recherchées sur les marchés ivoiriens. Son exceptionnelle richesse nutritionnelle l’a fait adopter par un nombre croissant de ménages et ses dérivés sont devenus le fer de lance de la lutte contre la malnutrition infantile.

Histoire du soja en Côte d’Ivoire

L’introduction du soja en Côte d’Ivoire remonte à 1974. Cependant cette culture ne connait son véritable essor qu’à partir de 1988, avec la mise en œuvre du projet soja. Ce projet, cofinancé par le Fonds Africain de Développement et la Banque Africaine de développement, avait pour maître d’ouvrage la Direction du Contrôle des Grands Travaux (DCGTx). Il ambitionnait de produire annuellement 30.000 tonnes de céréales et de soja. Pour ce faire, l’Etat a aménagé 8.000 ha de terres dans chacune des villes d’Odienné et de Touba. Un effectif de 800 exploitants devait être à terme formé aux techniques modernes de productions et installés sur ces deux périmètres. Ce projet a plus ou moins bien fonctionné jusqu’en 2002, date à laquelle a débuté le conflit armé.

Caractéristiques

D’un millier de tonnes en 1989, la production de soja est passée à plus de 4.000 tonnes en 1998. De 1998 à 2002 la production a continué de croître avant de s’effondrer en 2002 suite à la crise politico-militaire. Les raisons de cette croissance sont surtout attribuables à la forte demande intérieure en ce produit. Les nombreuses publicités vantant les bienfaits du soja sur la santé ont convaincu bon nombre d’ivoiriens, qui l’ont par conséquent adopté dans leur régime alimentaire.

Dans les maternités, le soja est l’aliment le plus recommandés pour l’alimentation des nourrissons issus de milieux défavorisés. Des initiatives privées visant à la transformation sur place du soja voient peu à peu jours, mais elles demeurent assez timides et restent le fait de structures informelles.

Défis et perspectives

Les perspectives pour la production de soja sont loin d’être sombres. Le nombre de consommateurs progresse chaque jour et les initiatives visant à produire des produits dérivés, comme du lait, de l’huile et des yoghourts de soja se multiplient. Le soja, en raison de sa haute valeur nutritionnelle, est l’allié idéal pour combattre la malnutrition dans les zones rurales et les régions où l’accès aux protéines animales est problématique. De même, le soja constitue une solution efficace et abordable pour la régénération de la fertilité des sols dégradés par la culture itinérante sur brûlis.

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