Vous êtes ici : Accueil » Agriculture » Secteur paragricole » Elevage » Elevages non conventionnels en Côte d’Ivoire

Les élevages non conventionnels en Côte d’Ivoire

Elevages non conventionnels en Côte d’Ivoire

D 2 novembre 2015     H 14:10     A     C 0 messages


agrandir

Les élevages non conventionnels de Côte d’Ivoire regroupent les élevages d’espèces sauvages. Inexistants au début des indépendances, ces élevages ont connu une forte expansion à la faveur de nombreux travaux de recherche et du développement de nouveaux marchés.

L’élevage d’aulacodes en Côte d’Ivoire

Abusivement appelé agouti, l’aulacode (Thryonomys swinderianus) est un rongeur qu’on trouve dans les forêts et les savanes des régions d’Afrique subsaharienne. Il s’agit d’un gibier dont la chair est très appréciée des populations locales. La consommation annuelle de cette région est estimée à près de 80 millions de tête, soit environ 300.000 tonnes de viande. La forte valorisation financière, résultant de cette demande soutenue dans les restaurant a conduit de nombreux chercheurs à s’intéresser à son élevage en captivité.

Les bons résultats obtenus par les chercheurs ont vite conduit à une exploitation commerciale de leurs procédés. Les premiers essais démarrent en 1995 et cet élevage est rapidement adopté par un nombre croissant d’acteurs privés. Cependant l’élevage peine à satisfaire les besoins du marché en raison de la pénibilité liée à l’alimentation des animaux. En effet, il faut quotidiennement aller chercher du fourrage pour nourrir les aulacodes. L’aulacodiculture est une filière sinistrée depuis l’interdiction de la consommation de viande de brousse, en raison de l’épidémie de fièvre Ebola.

L’héliciculture en Côte d’Ivoire

L’escargot est un mets traditionnel des régions forestières ivoiriennes. Jusqu’à une époque très récente la quasi-totalité des escargots consommés en Côte d’Ivoire provenait de ramassages effectués en forêts. On estime ainsi à 7,9 millions de tonnes la quantité d’escargots consommés en Côte d’Ivoire. Cependant, la disparition fulgurante du couvert forestier, la forte demande sur les marchés urbains, ainsi que la forte valorisation financière de l’escargot ont conduit à envisager l’héliciculture comme une alternative rentable au ramassage en forêt. C’est ainsi qu’est né l’héliciculture.

L’espèce élevée en captivité est l’escargot géant d’Afrique (Achatina Achatina). Cet animal à sang froid peut atteindre un poids de 900 grammes pour une taille de 27 cm. Les animaux sont élevées dans des constructions appelées escargotières. Il s’agit de petits enclos entourés de murs en terres ou de filets dans lesquels une humidité constante est maintenue. Les escargots sont nourris avec les feuilles de divers végétaux (papayers, taro, macabo etc. Pour être rentable, la vente doit être effectuée durant la saison sèche, période durant laquelle on observe une pénurie des escargots issus de ramassage en forêt.

L’apiculture en Côte d’Ivoire

Le miel était jusqu’à une époque récente le produit d’une cueillette effectuée sur les colonies d’abeilles sauvages. La demande croissante en ce produit, notamment celle des grands centres urbains, a conduit à l’émergence d’apiculteurs professionnels. Des projets appuyés par des bailleurs de fonds tels que le PNUD ont vu le jour notamment dans la région nord, qui est aujourd’hui la principale zone de production de miel.

L’adoption de cette activité reste marginale, car le nombre total d’apiculteurs ivoiriens n’excède pas 500. Ces derniers réunis au sein de l’association des apiculteurs de Côte d’Ivoire ambitionnent de doubler l’effectif à l’horizon 2016 et de porter le nombre total de ruches à 50.000. En 2013, la production ivoirienne de miel était de 11 tonnes, une quantité très en deçà des besoins nationaux.

Dans la même rubrique

2 novembre 2015 – Aquaculture ivoirienne

2 novembre 2015 – Aviculture ivoirienne

2 novembre 2015 – Porciculture ivoirienne

2 novembre 2015 – Elevage bovin de Côte d’Ivoire

2 novembre 2015 – Élevage en Côte d’Ivoire

Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Rechercher