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Organisation de la pêche industrielle ivoirienne

D 30 octobre 2015     H 07:10     A     C 0 messages


En Côte d’ivoire, la pêche industrielle est dynamique et extrêmement organisée. Sa flottille, constituée de thoniers, de sardiniers et de chalutiers, est, dans l’ensemble, détenue par des armateurs étrangers.

Les bâtiments de pêche industrielle doivent disposer de licences pour opérer dans les eaux territoriales ivoiriennes et ne peuvent exercer à moins d’un mile des côtes. A noter que la pêche industrielle ivoirienne comporte trois grandes filières.

La pêche thonière en Côte d’Ivoire

Les thoniers opérant dans les eaux ivoiriennes battent pavillon français, espagnol, ghanéen ou guinéen, avec une prédominance pour les navires européens. La plupart de ces navires a plus d’une trentaine d’années d’âges et proviennent du marché d’occasion. Ils développent des puissances comprises entre 1650 et 4800 chevaux et ont une capacité moyenne de 1050 m3.

L’essentiel de leur prise (47%) est constituée de thon albacore (Thunnus albacares). Le reste est constitué de patudo (Thunnus obesus) à hauteur de 39% et de listao (Katsuwonus pelamis) à hauteur de 14%. Les poissons indésirables, à savoir les petits thons et les autres espèces de poissons constituent ce qu’on appelle le « faux thon ». Le faux thon est en général vendu aux commerçantes locales.

La plus grande partie du thon pêché dans les eaux ivoiriennes est transformée en conserve par les conserveries que sont SCODI et Pêche et Froid. Le reste est exporté tel quel.

La pêche sardinière en Côte d’Ivoire

A l’instar des thoniers, les sardiniers opérant dans les eaux territoriales ivoiriennes ont le port de pêche d’Abidjan comme unique port d’attache. Ces navires en bois ont une longueur comprise entre 19 et 28 m et une puissance motrice comprise entre 280 et 500 CV. Ce sont pour la plupart des navires très âgés, car l’âge moyen est de 33 ans. Ils opèrent en général près de la frontière ghanéenne à l’aide de sennes coulissantes.

Pour rabattre les bancs de poissons dans leurs filets, les sardiniers sont équipés de radars et de sondeurs. Le gros de leur prise est constitué de sardines (Sardinella aurita). Au nombre des prises accessoires, on retrouve des fritures (Brachydeuterus auritus), des maquereaux (Scomber japonicus) et des harengs (Sardinella maderensis). Le produit de leur pêche est conservé avec de la glace avant son débarquement.

La pêche chalutière en Côte d’Ivoire

La vingtaine de chalutiers qui opère dans les eaux ivoiriennes a un âge compris entre 10 et 40 ans. Leur longueur moyenne est de 20 mètres et leurs moteurs développent des puissances comprises entre 215 et 600 CV. Ces bâtiments pourvus de sondeurs et de radars trainent des filets de pêche dont le maillage est compris entre 45 et 67 mm. Ils opèrent toute l’année et effectuent avec leurs équipages de 10 marins, une moyenne de19 sorties en mer par an.

Leurs prises, constituées majoritairement de fritures, de pageot blanc (Pagellus bellottii), d’ombrines (Pseudotolithus senegalensis), de rasoirs (Ilisha africana) et de grondins (Trigla sp), sont conservées dans des cales à glace durant tout le temps que dure la marée. Ces prises d’une moyenne de 900 kg par marée sont ensuite vendues à la criée sur le port de pêche d’Abidjan.

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